Vous trouverez dans cette rubrique les fiches-action réalisées par les associations du réseau de la FNSF et réunies par le service Observatoire depuis 2004.
Les actions présentées dans ces fiches ont été menées d'une part dans le domaine de la santé et d'autre part en direction des femmes issues des immigrations.
Elles ont été présentées dans les rapports de l'observatoire au cours de ces dernières années.
Les fiches sont consultables au format pdf.
L’approche « santé et violences conjugales »
Les associations membres de la Fédération Nationale Solidarité Femmes ont développé dès leur origine, des actions pour répondre aux traumatismes vécus par les femmes victimes de violences physiques et psychologiques. Les premiers partenariats de proximité se sont noués avec des professionnels de la santé, qu’il s’agisse de permanence des associations dans les services d’urgence en milieu hospitalier, ou d’actions de sensibilisation, de formation de médecins ou d’infirmières.
Pendant de nombreuses années, le constat général a été celui de la difficulté à faire reconnaître les violences conjugales comme un problème de santé publique, alors que par leur ampleur et leurs implications en termes de séquelles et de dépenses induites, elles devraient se situer au premier plan des fléaux à éradiquer. Les professionnels de la santé n’étant pas formés à repérer le problème, ils se sentent démunis, hésitent à fournir des certificats adéquats, n’osent pas faire de dépistage systématique, ne posent pas toujours les bonnes questions, ne savent pas comment suivre leurs patientes, intervenir et les aider à se protéger des récidives.
Le rapport du professeur Henrion est venu compléter en 2001 la prise de conscience nationale, en relevant notamment les premiers chiffres médicaux-légaux sur la mortalité féminine liée aux violences (trois femmes tous les quinze jours en France, hors région parisienne). Ce rapport marque en France un tournant. Dix recommandations de politiques nationales le complètent, et le lent travail de sensibilisation gagne en crédibilité scientifique.
Par la suite, la première étude de l’Observatoire National des Délinquances a fait état d’une femme tuée tous les 3 jours suite à des violences conjugales (2006) ; un an plus tard, la deuxième étude livrée par le Ministère de l’Intérieur confirme ces chiffres : 1 femme meurt tous les 2,5 jours sous les coups de son conjoint.
Les associations de la FNSF qui accueillent et hébergent les femmes victimes de violences observent pour leur part la place importante que prennent les questions de santé, jusqu’à oblitérer tous les autres aspects (emploi, logement, enfants…) dès lors qu’une femme se sent en sécurité et s’autorise à « lâcher », à revenir sur elle-même. ; elles observent également l’impact considérable des violences sur la santé physique et psychique des femmes ; la FNSF propose ici un recueil des fiches actions qui témoignent des réalisations des associations dans ces domaines. On pourra y constater une grande diversité d’actions s’adressant directement aux femmes, et s’adressant aux institutions et aux professionnels de santé.
A travers cette diversité se dégage toutefois une vision commune où les questions de santé touchant les femmes victimes de violences conjugales, font partie intégrante d’un parcours, d’un mouvement qui englobent tous les aspects de la vie : travail, enfants, relations sociales…., où les femmes sont amenées, encouragées, à « produire de la santé » en mobilisant les ressources qu’elles ont à disposition, dont leur propre état de santé.
On trouvera ci-dessous les fiches actions recueillies par la FNSF, une initiative qui bénéficie du soutien de la Direction Générale de la Santé.